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Blogue - Dépendances et toxicomanie

La Villa St-Léonard 

lundi, 10 septembre 2018 14:49

La dépendance, c’est génétique?

Si notre physionomie est héréditaire, qu’en est-il de notre personnalité, de nos traits de caractère et de tous ces éléments invisibles qui font de nous la personne que nous sommes? Lorsqu’il s’agit de dépendance, ou d’habitudes de consommation en général, la science offre-t-elle une explication quant à notre prédisposition à devenir accro à une substance en particulier, ou devrait-on plutôt s’attarder aux facteurs externes? Le cas échéant où l’ADN aurait un rôle à jouer dans l’alcoolisme et la toxicomanie, pouvons-nous « reprogrammer » notre code génétique afin de nous libérer de notre tendance à la dépendance? Bien que le sujet soit complexe, il peut s’avérer intéressant d’aborder la question d’un point de vue scientifique.

En tant que parents, il est tout à fait normal de protéger vos enfants et de vouloir leur garantir un brillant avenir. Lorsqu’ils sont tout petits, vous êtes au centre de leur vie. À mesure qu’ils grandissent, ils prennent peu à peu leurs distances et c’est bien normal. Des inquiétudes aux sujets des expérimentations de vos ados peuvent alors s’installer et vous pouvez vous sentir bien démunis lorsque vient le temps de parler de consommation avec eux. Voici quelques suggestions afin d’aborder le sujet de l’alcool et des drogues avec vos adolescents, que ce soit en prévention ou en intervention :

 

À chacun sa méthode

Il n’existe malheureusement aucune méthode universelle qui convienne à tous et qui fonctionne à 100 %, à tout coup. Vous connaissez le tempérament de vos ados et ce qui les rejoint. Il serait infructueux de leur donner un livre éducatif sur la consommation en espérant qu’ils le lisent en entier, si la lecture a toujours été une lourde tâche pour eux. Les ados étant majoritairement très actifs sur les médias sociaux, vous pouvez trouver des ressources en ligne sur le sujet, particulièrement des vidéos ou des web-séries, qu’ils pourront consulter à leur guise. Si vos ados entretiennent une bonne relation avec un autre adulte, vous pouvez songer à mandater ce dernier pour aborder le sujet avec eux, si vous jugez que de le faire vous-même risquerait de créer des frictions. Peu importe la façon que vous choisissez, il est important de retenir que parler du sujet de la drogue et de l’alcool doit se faire en harmonie avec la personnalité de vos ados et la vôtre, afin que le message que vous désirez transmettre ne soit interprété comme de la confrontation.

Ayant fait son apparition en Belgique dans les années 1950, le fentanyl est une drogue de prescription appartenant à la famille des opioïdes, soit la même que celle de l’héroïne. On la prescrit à des patients afin d’atténuer leur douleur.  

Or, si la substance peut être utile dans des cadres pharmaceutiques, sa version illicite pose problème, puisqu’elle a déjà fait des milliers de décès dans le monde, dont plusieurs au Canada. Pourtant, on continue de la consommer sans réellement connaitre ses dangers. Zoom sur cette drogue, qui peut être mortelle si l’on n’y prend pas garde.  

 

Où la retrouve-t-on et quels sont ses dangers?

Le fentanyl est une drogue en provenance d’Asie qui est revendue sur le marché noir sous forme de poudre, de capsules, de buvards et de liquide. C’est une drogue dangereuse, puisqu’une seule petite dose pure (environ deux millimètres) est suffisante pour tuer un adulte moyen.

Le danger est que plusieurs personnes la consomment sans s’en rendre compte, puisqu’elle est utilisée pour couper d’autres drogues, telles que l’héroïne et la cocaïne. Incolore et inodore, elle est impossible à détecter, même sur des buvards. Résultat : il est très facile d’en prendre trop par mégarde et d’effectuer une surdose en croyant avoir consommé autre chose.

Vous êtes aux prises avec un problème de dépendance? Qu’il s’agisse de drogues, d’alcool ou de médicaments, sachez que vous n’êtes pas le seul dans votre situation. Selon les statistiques, environ 5 % des Québécois de 15 ans et plus ont une consommation abusive de drogues et d’alcool. Heureusement, il existe des manières de s’en sortir. Voici quelques conseils pour vous aider à reprendre le contrôle de votre vie.

Prendre connaissance du problème et vouloir y remédier

La première étape, pour vaincre une dépendance, est de s’apercevoir que l’on a un problème de consommation et de vouloir y remédier. En effet, tant que vous n’aurez pas admis être aux prises avec un problème de surconsommation, vous ne serez pas en mesure de vous en sortir.  

Pour vous aider à mesurer la gravité de la situation, énumérez tous les aspects négatifs que votre surconsommation a sur votre vie, notamment :

  • Les problèmes financiers et professionnels que cela vous apporte : votre consommation vous empêche-t-elle de payer certaines factures ou encore d’accomplir votre travail convenablement?
  • Une détérioration de votre santé et de la qualité des relations avec vos proches : il se peut que votre consommation prenne toute la place dans votre vie et vous occasionne de sérieux problèmes affectifs et de santé.  
  • Un sentiment de perte de contrôle de la situation : vous avez peut-être l’impression que c’est la drogue ou l’alcool qui vous contrôle et non l’inverse.
  • Un sentiment de tristesse et de dépression qui accompagne le retour à la normale après avoir consommé.
  • Une perte de motivation pour accomplir certaines activités de la vie quotidienne ou encore qui, autrefois, vous passionnaient.

L’alcool et les drogues peuvent provoquer des dépendances chez certaines personnes et nuire à leur vie professionnelle, sociale et familiale. D’abord occasionnelle, la consommation peut augmenter drastiquement sans qu’on puisse y mettre un frein, ce qui devient alors un danger pour la santé. Voici comment mieux comprendre le phénomène.


Déterminer si l’on souffre de dépendance

Certaines personnes aiment prendre un verre de vin sur l’heure du souper pour accompagner le repas et se détendre après une journée de travail. D’autres fument un joint de temps en temps les fins de semaine. Ces habitudes peuvent ne pas être nuisibles si elles ne provoquent pas de dépendance ou d’effets négatifs sur la santé physique et psychologique de la personne ainsi que sur sa vie et celle de son entourage. Il en va de même pour la consommation de drogues dures (cocaïne, héroïne, amphétamines, etc.).

On peut déterminer si l’on souffre de dépendance à une substance lorsque l’une ou plusieurs des situations suivantes se produisent :

lundi, 28 août 2017 14:30

Les effets du cannabis à long terme

Alors que le mot marijuana est sur toutes les lèvres, en raison, notamment, du fait que le gouvernement canadien souhaite légaliser ce produit, il importe de comprendre que cette substance demeure une drogue et qu’elle peut comporter certains risques pour la santé de celui qui la consomme, et ce, autant à court qu’à long terme. Voici quelques-uns des principaux effets entrainés par la consommation prolongée de cannabis.

Des effets sur les capacités cognitives

Bien qu’il soit difficile d’évaluer avec précision les effets du cannabis sur les capacités cognitives de la personne qui en consomme, il apert que la marijuana entraine certains troubles cognitifs. Les principaux repérés sont des troubles de la mémoire, surtout celle à court terme (mémoire immédiate), des difficultés de concentration, des troubles sensoriels (ouïe, vision, etc.) et de prise de décision.

jeudi, 06 avril 2017 13:11

Légalisation et toxicomanie

Le projet de loi visant à légaliser la marijuana, qui sera déposé au printemps 2017, fait suite à la promesse que le premier ministre Justin Trudeau avait faite lors de sa campagne électorale. L'objectif de cette légalisation serait d'en restreindre l'accès aux mineurs, de lutter contre le commerce illégal qui profite au crime organisé, et de soulager l'appareil judiciaire de ces infractions criminelles somme toute mineures.

Si les intentions du premier ministre paraissent tout à fait louables, la situation est assez complexe et elle suscite beaucoup de réactions et de questionnements. Y aura-t-il un meilleur contrôle de l’accès de la marijuana chez les jeunes ? La consommation de marijuana augmentera-t-elle ? Comment dire aux jeunes de ne pas consommer si c’est légal ?

Ces doutes et ces questions sont tout à fait légitimes, d'autant plus si l'on considère les effets nocifs associés à la consommation de marijuana.

vendredi, 31 mars 2017 10:10

Dépendance et TDAH

Les principaux symptômes du trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) sont une activité excessive, des difficultés de concentration et une impulsivité (la personne agit avant de réfléchir aux conséquences). Il en résulte un comportement excessif qui perturbe considérablement la vie quotidienne des personnes atteintes, et ce à différents niveaux : familial, relationnel, scolaire, social, professionnel, etc. Les problèmes comportementaux et sociaux que suscite le TDAH sont souvent à l'origine de troubles anxieux, troubles qui perturbent d'autant plus leur intégration sociale et leur équilibre de vie. Les personnes atteintes de TDAH sont également plus susceptibles que les autres de souffrir de dépendance de toutes sortes.

Plusieurs études (Biederman, 1998) ont démontré que la fréquence des troubles liés à l’abus de substances psychoactives est deux fois plus élevée chez les adultes hyperactifs que chez les non hyperactifs. Certaines théories avancent que la consommation excessive de certaines substances, comme le tabac, l'alcool et le cannabis, par des personnes atteintes de TDAH, s'expliquerait par le fait qu'elles agissent comme des anxiolytiques. Ce serait donc une forme d’automédication.

vendredi, 17 mars 2017 19:32

Dépendance en milieu du travail

Lorsque les problèmes de dépendance franchissent le seuil de l'entreprise, ce sont de nouvelles problématiques qui apparaissent. Pour la personne dépendante, sa santé physique et psychologique reste évidemment les principales sources d'inquiétudes. Mais pour l'employeur et les collègues de l'individu en question, des conséquences liées à la sécurité, au rendement et au relationnel font surface. Cette consommation excessive est parfois indépendante du milieu du travail. Mais parfois, la dépendance est directement causée par le stress qu'engendrent certaines responsabilités professionnelles, de nouvelles tâches à effectuer ou des relations de travail conflictuelles. D'après une étude menée par le Centre patronal de santé et sécurité au travail, ce serait 10 % des employés d’une organisation qui éprouveraient un problème relié à la consommation de drogue ou d’alcool au Québec. 

Lorsqu'on parle de dépendances, on pense évidemment aux drogues, à l'alcool et aux médicaments. Mais d'autres dépendances peuvent également affecter le travailleur : cellulaires, jeux, médias sociaux, nicotine, caféine et boissons énergisantes. Les alcooliques et les toxicomanes posent des problèmes de sécurité à l'employeur, car ils sont plus susceptibles de se blesser, eux-mêmes ou les autres employés. Ceci est d'autant plus vrai pour les postes exigeant des travaux manuels ou des manipulations de matières dangereuses. Pour les personnes dépendantes aux jeux ou aux appareils électroniques, ce sont des problèmes d'efficience et de coûts pour l'entreprise. Le manque d'assiduité, de concentration et d'implication du travailleur dépendant se ressent dans ses résultats, il y a aussi un risque pour lui de perdre son emploi.

lundi, 08 août 2016 13:55

Le plus beau voyage

Je suis allée à la Villa St Léonard parce que seule je n'y arrivais pas. La consommation avait pris le dessus sur moi. Il n'y a pas une journée où je ne pensais pas à consommer, tout mon entourage consommait alors c'était très difficile pour moi d'arrêter et même lorsque je m'isolais je consommais quand même. J'étais pris dans un tourbillon de culpabilité, de honte et de mensonges. Je devais absolument me retirer dans une maison de thérapie pour couper tous les liens et pour briser cette routine qui tranquillement m'emmenait en enfer. La Villa St Léonard est pour moi le plus beau voyage que je ne me suis jamais payé. Les intervenants étaient vraiment à l'écoute, ils étaient là pour moi chaque fois que j'en avais de besoin. On m'a appris à me respecter, on m'a appris à reconnaître mes valeurs mes besoins et mes limites, qu'il est important d'avoir une cohérence entre ce que l'on pense, ce que l'on dit et ce que l'on fait. Ces 21 jours m'on permit de repartir ma vie du bon pied. Ça fait maintenant 9 mois que je suis sortie de la Villa, j'ai bénéficié du suivi après thérapie qui m'a beaucoup aidée et je fais du mouvement AA et NA régulièrement car je ne veux surtout pas oublier d'où je viens car je sais que cette puissante maladie a le pouvoir de me le faire oublier par moment. Je me sens bien avec moi même, en harmonie dans ma tête mon Âme et mon cœur. J'ai beaucoup de gratitude pour la Villa et tous ses thérapeutes qui donnent leur 100% à chacun de nous qui souffre. Je peux maintenant dire que je suis heureuse et je sais que cela va continuer tant et aussi longtemps que je vais me respecter. ☺️

Publié dans Témoignages
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