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Blogue - Dépendances et toxicomanie

La Villa St-Léonard 

Toxicomanie, alcoolisme et dépendances (17)

L’alcool et les drogues peuvent provoquer des dépendances chez certaines personnes et nuire à leur vie professionnelle, sociale et familiale. D’abord occasionnelle, la consommation peut augmenter drastiquement sans qu’on puisse y mettre un frein, ce qui devient alors un danger pour la santé. Voici comment mieux comprendre le phénomène.


Déterminer si l’on souffre de dépendance

Certaines personnes aiment prendre un verre de vin sur l’heure du souper pour accompagner le repas et se détendre après une journée de travail. D’autres fument un joint de temps en temps les fins de semaine. Ces habitudes peuvent ne pas être nuisibles si elles ne provoquent pas de dépendance ou d’effets négatifs sur la santé physique et psychologique de la personne ainsi que sur sa vie et celle de son entourage. Il en va de même pour la consommation de drogues dures (cocaïne, héroïne, amphétamines, etc.).

On peut déterminer si l’on souffre de dépendance à une substance lorsque l’une ou plusieurs des situations suivantes se produisent :

lundi, 28 août 2017 14:30

Les effets du cannabis à long terme

Alors que le mot marijuana est sur toutes les lèvres, en raison, notamment, du fait que le gouvernement canadien souhaite légaliser ce produit, il importe de comprendre que cette substance demeure une drogue et qu’elle peut comporter certains risques pour la santé de celui qui la consomme, et ce, autant à court qu’à long terme. Voici quelques-uns des principaux effets entrainés par la consommation prolongée de cannabis.

Des effets sur les capacités cognitives

Bien qu’il soit difficile d’évaluer avec précision les effets du cannabis sur les capacités cognitives de la personne qui en consomme, il apert que la marijuana entraine certains troubles cognitifs. Les principaux repérés sont des troubles de la mémoire, surtout celle à court terme (mémoire immédiate), des difficultés de concentration, des troubles sensoriels (ouïe, vision, etc.) et de prise de décision.

On croit souvent, à tort, que la consommation d’alcool n’a pas de conséquences sur la santé à long terme. En fait, cette croyance est fausse. Même qu’on n’a pas nécessairement besoin d’être alcoolique pour ressentir les effets négatifs d’une telle substance sur le corps et le cerveau. En effet, quelques abus sont suffisants pour courir le risque de contracter certaines maladies et de subir des effets dommageables sur notre système. Voici quelques-uns des principaux risques associés à une consommation excessive d’alcool. 


Le risque de développer certaines maladies mortelles

Consommer de l’alcool en grande quantité, que ce soit à court ou long terme, augmente le risque de contracter certaines maladies mortelles. L’une des principales maladies causées par l’alcool est la cirrhose du foie. Cette maladie potentiellement mortelle est incurable et touche environ 10 à 15 % des personnes qui consomment de l’alcool de manière chronique.  

jeudi, 06 avril 2017 13:11

Légalisation et toxicomanie

Le projet de loi visant à légaliser la marijuana, qui sera déposé au printemps 2017, fait suite à la promesse que le premier ministre Justin Trudeau avait faite lors de sa campagne électorale. L'objectif de cette légalisation serait d'en restreindre l'accès aux mineurs, de lutter contre le commerce illégal qui profite au crime organisé, et de soulager l'appareil judiciaire de ces infractions criminelles somme toute mineures.

Si les intentions du premier ministre paraissent tout à fait louables, la situation est assez complexe et elle suscite beaucoup de réactions et de questionnements. Y aura-t-il un meilleur contrôle de l’accès de la marijuana chez les jeunes ? La consommation de marijuana augmentera-t-elle ? Comment dire aux jeunes de ne pas consommer si c’est légal ?

Ces doutes et ces questions sont tout à fait légitimes, d'autant plus si l'on considère les effets nocifs associés à la consommation de marijuana.

vendredi, 31 mars 2017 10:10

Dépendance et TDAH

Les principaux symptômes du trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) sont une activité excessive, des difficultés de concentration et une impulsivité (la personne agit avant de réfléchir aux conséquences). Il en résulte un comportement excessif qui perturbe considérablement la vie quotidienne des personnes atteintes, et ce à différents niveaux : familial, relationnel, scolaire, social, professionnel, etc. Les problèmes comportementaux et sociaux que suscite le TDAH sont souvent à l'origine de troubles anxieux, troubles qui perturbent d'autant plus leur intégration sociale et leur équilibre de vie. Les personnes atteintes de TDAH sont également plus susceptibles que les autres de souffrir de dépendance de toutes sortes.

Plusieurs études (Biederman, 1998) ont démontré que la fréquence des troubles liés à l’abus de substances psychoactives est deux fois plus élevée chez les adultes hyperactifs que chez les non hyperactifs. Certaines théories avancent que la consommation excessive de certaines substances, comme le tabac, l'alcool et le cannabis, par des personnes atteintes de TDAH, s'expliquerait par le fait qu'elles agissent comme des anxiolytiques. Ce serait donc une forme d’automédication.

vendredi, 17 mars 2017 19:32

Dépendance en milieu du travail

Lorsque les problèmes de dépendance franchissent le seuil de l'entreprise, ce sont de nouvelles problématiques qui apparaissent. Pour la personne dépendante, sa santé physique et psychologique reste évidemment les principales sources d'inquiétudes. Mais pour l'employeur et les collègues de l'individu en question, des conséquences liées à la sécurité, au rendement et au relationnel font surface. Cette consommation excessive est parfois indépendante du milieu du travail. Mais parfois, la dépendance est directement causée par le stress qu'engendrent certaines responsabilités professionnelles, de nouvelles tâches à effectuer ou des relations de travail conflictuelles. D'après une étude menée par le Centre patronal de santé et sécurité au travail, ce serait 10 % des employés d’une organisation qui éprouveraient un problème relié à la consommation de drogue ou d’alcool au Québec. 

Lorsqu'on parle de dépendances, on pense évidemment aux drogues, à l'alcool et aux médicaments. Mais d'autres dépendances peuvent également affecter le travailleur : cellulaires, jeux, médias sociaux, nicotine, caféine et boissons énergisantes. Les alcooliques et les toxicomanes posent des problèmes de sécurité à l'employeur, car ils sont plus susceptibles de se blesser, eux-mêmes ou les autres employés. Ceci est d'autant plus vrai pour les postes exigeant des travaux manuels ou des manipulations de matières dangereuses. Pour les personnes dépendantes aux jeux ou aux appareils électroniques, ce sont des problèmes d'efficience et de coûts pour l'entreprise. Le manque d'assiduité, de concentration et d'implication du travailleur dépendant se ressent dans ses résultats, il y a aussi un risque pour lui de perdre son emploi.

mardi, 28 février 2017 20:28

Les Alcooliques anonymes

Les Alcooliques anonymes, ou AA, est un programme de soutien qui a fait ses preuves. Il repose sur un certain nombre de traditions et de principes simples et efficaces. Voyons quelles en sont les grandes lignes.

Les AA représentent plus de 2 millions d'alcooliques rétablis dans le monde. Leur objectif premier est de demeurer abstinents et d'aider d'autres alcooliques à le devenir. Détachés de toute confession religieuse, politique ou financière, les AA ne s'intéressent qu'au rétablissement personnel et à l’abstinence continue des alcooliques qui leur demandent de l'aide.

La seule condition pour être membre des Alcooliques anonymes est le désir d'arrêter de boire.

lundi, 25 juillet 2016 15:39

La rechute

Un moment passé en centre de désintoxication, un retour - souvent difficile - à la réalité puis, parfois, une rechute. Pour certaines personnes, c'est ce cycle qui viendra contrer les progrès et le chemin parcouru en thérapie. Quelles en sont les causes? Pourquoi certaines personnes rechuteront-elles et d'autres pas? S'il n'y a aucune réponse toute faite ni de principe s'appliquant à l'ensemble des cas, c'est que chaque personne est différente, tout comme peut l'être chaque cheminement. La route vers la sobriété est parsemée d'embûches, et pour certains, la rechute en fera partie.

 

Être prêt à changer de vie
Pour certaines personnes venant tout juste de conclure une thérapie, la rechute ne semble sincèrement pas une option. Pourtant, pour d'autres, cette possibilité se trouve bien présente alors qu'elles avouent franchement avoir des réserves et avoir l'intention de boire à nouveau après leur départ du centre. Les personnes qui prétendent «ne pas avoir de problème au fond» se trouvent plus à risque de revenir à leur substance de choix. Une substance qui leur est devenue réconfortante.

lundi, 11 juillet 2016 15:12

Le sevrage

Moment éprouvant, mais nécessaire lors d'un séjour en centre de désintoxication, le sevrage est un passage obligé vers une nouvelle vie, plus belle et surtout plus saine, exempte de dépendance.


Voici quelques faits intéressants à savoir sur le sevrage:

  • Il existe des sevrages physiques et des sevrages psychologiques (relatifs aux obsessions de la consommation). Le sevrage dépend de la substance consommée. Par contre, la dépendance à toutes formes de substances exige un sevrage physique.

Lorsqu'on demande à des experts et à des intervenants en toxicomanie s'il est possible pour un "ancien alcoolique" de boire à nouveau, de façon raisonnable, après avoir effectué une cure de désintoxication, la réponse est pratiquement toujours la même: tout dépend de la gravité et des niveaux de risque de la maladie dont la personne fait preuve, mais de façon générale, la réponse est non.

 

Différents niveaux de risque

«Il y a plusieurs niveaux de risque, explique une intervenante et ex-toxicomane québécoise préférant garder l'anonymat. Pour la personne diagnostiquée alcoolique, les degrés de sévérité seront détectés par un médecin spécialisé en alcoolisme et toxicomanie oeuvrant dans un établissement spécialisé. Cela est souvent accompagné d'autres problèmes, comme par exemple la dépression.»


La personne usant de l'alcool de façon nocive – sans être diagnostiquée alcoolique par un médecin - peut ainsi se voir capable de diminuer sa consommation d'alcool.


«Par contre, l'alcoolique sévère dont le foie a été atteint se fera prévenir par son médecin de ne plus toucher à une seule goutte d'alcool, poursuit-elle. Pour lui, en général, soit c'est l'arrêt total, soit ce sera le développement d'autres pathologies, comme des problèmes cardiaques, du système nerveux ou du foie ou encore des lésions cérébrales. Puis, ultimement, ce sera la mort.»

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